Le 67e Critérium des Cévennes relie les routes du Gard et de l’Hérault à Montpellier, du 23 au 25 octobre 2026. Au programme : 16 épreuves spéciales, 201,82 kilomètres chronométrés et une arrivée inédite sur le parking de la Sud de France Arena. Ce rallye automobile associe mémoire sportive, vie locale et évolution des véhicules, dans un cadre où la sécurité des spectateurs et le respect des riverains restent déterminants.
En bref
- Dates : du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2026, après les vérifications techniques du jeudi.
- Parcours : 669,39 kilomètres au total, dont 201,82 kilomètres chronométrés en 16 spéciales.
- Temps forts : la Nuit des Cévennes, la spéciale des 5 cols et une épreuve finale d’un kilomètre à Montpellier.
- Au départ : voitures modernes, véhicules historiques et catégories de régularité, avec une présence annoncée de l’électrique.
- Accès à Montpellier : village d’animations ouvert dès 10 heures et passages prévus entre 11 heures et 16 heures le dimanche.
Le Critérium des Cévennes 2026, une course ancrée dans la mémoire collective
Avec sa 67e édition, le Critérium des Cévennes prolonge une histoire de plus de sept décennies dans le sport automobile français. Son nom évoque des routes sinueuses, des cols et des villages qui accueillent les équipages au fil des épreuves. La compétition n’est pas seulement un rendez-vous de pilotes : elle est aussi une tradition suivie par des habitants et des passionnés qui connaissent ses lieux de passage.
La formule de 2026 conserve des rendez-vous identifiés par les fidèles, dont la Nuit des Cévennes et la spéciale des 5 cols. Cette dernière relie Saint-André-de-Valborgne à Sumène sur 53,58 kilomètres, une distance qui exige une attention soutenue et une gestion régulière de l’effort. Pour un équipage, chaque virage impose de lire la route et d’ajuster la conduite aux conditions rencontrées.
Le parcours s’étend sur 669,39 kilomètres, dont 201,82 kilomètres chronométrés répartis en seize spéciales. La distinction entre liaison et spéciale compte : les liaisons permettent de rejoindre les secteurs de course, tandis que le chronomètre ne tourne que sur les portions compétitives. Les organisateurs ont regroupé le tracé dans le secteur cévenol afin de limiter les trajets entre les épreuves.
Le départ donné à Ganges marque le retour du podium dans la ville, vingt ans après sa précédente présence selon les informations de l’organisation. Le Vigan et Saint-Hippolyte-du-Fort font également partie des communes qui structurent l’itinéraire. Ce maillage donne au rallye une dimension locale concrète : les routes ne sont pas un décor interchangeable, elles relient des bassins de vie et des lieux familiers.
La mémoire collective s’entretient aussi par les récits transmis entre générations. Un spectateur peut reconnaître une spéciale entendue dans les souvenirs familiaux, puis la faire découvrir à un enfant depuis une zone autorisée. Ces moments donnent au patrimoine culturel une forme vivante, faite de rendez-vous, de paysages traversés et de conversations au bord de la route. L’histoire du Critérium se lit ainsi autant dans son palmarès que dans les habitudes qu’il a fait naître.

Un tracé cévenol exigeant, entre tradition sportive et organisation modernisée
Les routes cévenoles donnent au Critérium une identité sportive reconnaissable. Les enchaînements serrés, les changements de rythme et les passages étroits demandent aux pilotes une lecture précise du terrain. Les copilotes, eux, annoncent les virages et les changements de profil à partir de leurs notes, un travail préparé avant le départ et ajusté à la connaissance de chaque secteur.
La spéciale des 5 cols illustre cette exigence par sa longueur : 53,58 kilomètres entre Saint-André-de-Valborgne et Sumène. Sur une distance de ce type, la régularité compte autant que la vitesse de pointe. Un équipage doit éviter les erreurs, préserver ses pneus et conserver une concentration stable jusqu’à la ligne d’arrivée.
En 2026, les concurrents parcourent 16 spéciales au sein d’un itinéraire de 669,39 kilomètres. Le regroupement des secteurs dans les Cévennes vise à réduire les liaisons trop longues entre les épreuves. Cette organisation donne davantage de cohérence au parcours, tout en maintenant une succession de communes et de routes qui nourrit l’identité de la course.
Les vérifications techniques organisées le jeudi précèdent le départ du vendredi 23 octobre. Elles permettent de contrôler les véhicules avant les premières épreuves, selon les règles applicables à la compétition. Cette étape moins spectaculaire pour le public rappelle qu’un rallye repose aussi sur la préparation, la conformité des voitures et la coordination de nombreux intervenants.
Le déroulement du week-end conjugue donc des repères anciens et une logistique adaptée à l’édition actuelle. La Nuit des Cévennes conserve une place singulière dans l’imaginaire des amateurs, tandis que le tracé resserré cherche à faciliter les déplacements du rallye. La tradition ne signifie pas immobilité : elle se transmet en conservant les signes distinctifs de l’épreuve, tout en faisant évoluer son organisation.
Les zones de passage et les consignes de sécurité déterminent aussi la manière dont le public peut suivre la course. Une route de rallye reste fermée à la circulation pendant les spéciales, et les spectateurs doivent se tenir dans les espaces prévus. La qualité de l’expérience dépend de cette discipline collective autant que du spectacle offert par les équipages.
Ganges, le Vigan et Montpellier : un rallye qui relie les territoires
Le Critérium des Cévennes met en relation des communes rurales et la métropole montpelliéraine. Ganges accueille le podium de départ, tandis que Le Vigan, Saint-Hippolyte-du-Fort et d’autres localités cévenoles s’inscrivent dans la vie de l’épreuve. Ce lien territorial donne au rallye une fonction de rencontre : des spectateurs venus de la ville découvrent des routes et des communes souvent éloignées de leurs trajets quotidiens.
La Métropole de Montpellier soutient l’événement, qui se termine cette année par une spéciale inédite sur le parking de la Sud de France Arena. Cette épreuve d’environ un kilomètre est conçue pour offrir un rendez-vous accessible en ville, sans remplacer les longues portions disputées dans les Cévennes. Le contraste entre le tracé montagnard et le site urbain résume la double échelle du rallye.
Le dimanche, un village ouvert au public doit accueillir des stands, de la restauration et des animations. Le programme annoncé comprend un rassemblement de voitures rétro, des concessionnaires, des activités pour les enfants, une mini-piste de kart et des simulateurs de rallye. Les passages des concurrents sont prévus de 11 heures à 16 heures, avec une ouverture du village dès 10 heures.
Pour les personnes qui ne peuvent pas se rendre sur les routes cévenoles, cette étape montpelliéraine propose un aperçu direct de la compétition. La proximité du public rend les voitures visibles dans un cadre différent de celui des spéciales, où les distances de sécurité et les reliefs imposent davantage de contraintes. Le format urbain facilite aussi la découverte du rallye par des visiteurs qui ne suivent pas habituellement le championnat.
La présence de 400 bénévoles annoncée par l’organisation donne une mesure du travail collectif requis. Il faut encadrer les accès, informer les spectateurs et veiller au déroulement des épreuves dans les communes concernées. Les retombées pour les commerces et les services locaux peuvent accompagner cette fréquentation, même si elles varient selon les lieux et les besoins des visiteurs.
Ce rapprochement entre métropole et arrière-pays prend tout son sens quand il se traduit par des échanges respectueux. Les organisateurs appellent le public à suivre les consignes, à préserver les propriétés privées et à remporter ses déchets. La relation entre l’événement et son territoire dépend autant de l’accueil des habitants que du comportement des visiteurs.
| Repère de l’édition 2026 | Information annoncée |
|---|---|
| Distance totale | 669,39 kilomètres |
| Distance chronométrée | 201,82 kilomètres |
| Nombre de spéciales | 16 |
| Spéciale des 5 cols | 53,58 kilomètres, de Saint-André-de-Valborgne à Sumène |
| Finale à Montpellier | Parcours d’environ un kilomètre à la Sud de France Arena |
Voitures historiques, championnat et arrivée de l’électrique
Le plateau annoncé en 2026 réunit plusieurs façons de vivre le rallye. Les voitures modernes disputent les épreuves de vitesse, tandis que les véhicules historiques rappellent l’évolution technique et esthétique des automobiles de compétition. Cette diversité donne au public la possibilité de comparer des générations de voitures sans confondre leurs catégories ni leurs objectifs.
Le Critérium historique en est à sa 17e édition. Les équipages y prennent le départ au volant de voitures de légende, dans un cadre distinct de la compétition moderne. Les véhicules historiques ne sont pas de simples pièces exposées : ils roulent, sollicitent leurs mécaniques et demandent à leurs propriétaires une préparation adaptée à leur âge et à leurs caractéristiques.
Deux autres rendez-vous sont consacrés à la régularité : le 7e VHRS et le 5e VMRS. Dans ces catégories, la réussite ne repose pas sur la recherche du meilleur temps absolu, mais sur le respect d’une vitesse moyenne imposée et la précision des passages. Cette approche permet d’accueillir des équipages dont l’intérêt se porte sur la maîtrise du rythme plutôt que sur la performance pure.
La compétition moderne conserve aussi son suspense sportif. Le Critérium constitue l’avant-dernière manche du championnat de France des rallyes sur asphalte 2026, où Raphaël Astier et Yoann Bonato sont annoncés dans la lutte pour le titre. La position de cette épreuve dans le calendrier donne un relief particulier aux résultats, sans que l’issue du championnat soit déterminée avant les dernières manches.
Parmi les nouveautés figure le Trophée Alpine A290 Rallye, avec une vingtaine de voitures électriques annoncées. Leur présence inscrit la modernité dans le programme sportif, au lieu de la cantonner à une exposition ou à une démonstration. Elle permet aussi aux spectateurs d’observer une nouvelle technologie dans le cadre exigeant d’un rallye, où les performances, l’autonomie et l’organisation doivent s’accorder.
Cette cohabitation entre véhicules thermiques, électriques et historiques demande une présentation claire des catégories. Elle montre que la transmission du patrimoine automobile peut inclure l’évolution des techniques sans effacer les modèles anciens. Le Critérium conserve ainsi plusieurs portes d’entrée : la compétition de haut niveau, la régularité et la découverte de voitures qui ont marqué différentes périodes.
Sécurité, bénévolat et transmission du patrimoine culturel
Un rallye se déroule au cœur d’espaces habités et fréquentés. Les riverains vivent près des routes empruntées par les concurrents, tandis que les spectateurs se déplacent parfois sur de petites voies pour rejoindre les points d’observation. La sécurité suppose donc une organisation lisible et le respect strict des indications données sur place.
Les quelque 400 bénévoles annoncés contribuent à l’accueil et à l’encadrement de l’événement. Leur présence facilite l’orientation du public et la gestion des accès, mais elle ne dispense pas chaque spectateur de respecter les zones autorisées. Se placer derrière les dispositifs prévus et ne pas franchir les barrières protège à la fois le public et les équipages.
Les consignes concernent aussi les propriétés privées et la propreté des abords. L’organisation fait état de plaintes de propriétaires liées à des dégradations et aux déchets laissés après le passage du public. Ramener ses détritus et rester sur les espaces ouverts à la circulation évite de faire porter aux habitants le coût des incivilités.
La transmission du patrimoine se joue dans ces gestes ordinaires. Un parent qui explique à un enfant la différence entre une voiture historique et une voiture moderne transmet une culture technique, mais aussi les règles qui rendent possible la tenue de la course. De la même manière, un bénévole qui indique un emplacement sûr partage une connaissance pratique du site et de son fonctionnement.
La dimension populaire du Critérium repose sur la gratuité annoncée des animations de Montpellier et sur l’accès du public à plusieurs formes de compétition. Elle ne signifie pas que l’événement puisse se dérouler sans préparation : fermetures de routes, contrôles et coordination entre organisateurs, collectivités et bénévoles restent indispensables. Le caractère festif dépend de conditions concrètes et d’une attention portée aux personnes qui vivent sur le parcours.
Le rallye prend alors la forme d’un patrimoine culturel vivant, renouvelé par les équipages, les habitants et les générations de spectateurs. La tradition conserve ses épreuves familières et ses voitures de mémoire, tandis que la modernité apparaît dans les formats, les outils de suivi et les motorisations nouvelles. C’est dans cet équilibre, et dans le respect du territoire qui l’accueille, que le Critérium des Cévennes poursuit sa transmission.
Quand se déroule le 67e Critérium des Cévennes ?
Les épreuves se déroulent du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2026. Les vérifications techniques sont annoncées le jeudi 22 octobre.
Quelle est la distance du rallye en 2026 ?
Le parcours totalise 669,39 kilomètres, dont 201,82 kilomètres chronométrés répartis en 16 spéciales.
Où se tient la spéciale finale à Montpellier ?
La dernière épreuve, longue d’environ un kilomètre, est prévue sur le parking de la Sud de France Arena. Un village d’animations doit ouvrir dès 10 heures le dimanche.
Quelles catégories peut-on suivre pendant l’épreuve ?
Le programme réunit des voitures modernes, le Critérium historique, des catégories de régularité VHRS et VMRS, ainsi que le Trophée Alpine A290 Rallye électrique.
Quelles règles suivre pour assister aux spéciales ?
Le public doit rester dans les zones prévues, respecter les consignes des bénévoles et les propriétés privées, puis repartir avec ses déchets.
