En bref :
- Seconde journée concentrée sur le sud de l’Ardèche avec quatre spéciales et des conditions hivernales variables.
- Incidents marquants : incendie d’une Peugeot 504 entraînant la neutralisation de la SR7 et problème de freins pour Decremer/Hugo.
- Performances : Climent Asensio / Jimenez Valls leaders au général, Kashin / Kotyrkov et Enz / Seeberger en progression.
- Organisation et public : contrôles à Vals-les-Bains et La Remise réintroduisent de la convivialité et de la foule.
- À suivre : contournement du Vercors par le sud et trois spéciales mythiques au programme le jeudi suivant.
Chapô
Le Rallye Monte-Carlo Historique 2026 confirme son attachement aux terrains ardéchois en concentrant la seconde journée sur le sud du département.
La journée a été marquée par des faits de course notables et des variations de classement serrées, avec des neutralisations et des pénalités attribuées après un incendie.
Ce retour concerne uniquement la seconde journée de l’épreuve historique, les observations qui suivent s’en tiennent aux spéciales SR7 à SR10 et aux classements publiés après l’étape.
Déroulé de la seconde journée et contexte des spéciales en Ardèche
La deuxième journée a pris la direction de l’Ardèche sud pour limiter les liaisons et multiplier les spéciales techniques.
Quatre secteurs chronométrés étaient au programme : SR7 et SR10 (Saint-Pierreville – Issamoulenc), SR8 (Lachamp-Raphaël – Burzet) et SR9 (Saint-Andéol-de-Vals – Gourdon).
La SR7 devait ouvrir la journée sur 10,78 km dès 9h30 mais un incendie impliquant une Peugeot 504 a entraîné la neutralisation du secteur après le passage de 60 concurrents.
Suite à cet incident, l’organisation a opté pour des pénalités forfaitaires appliquées aux équipages concernés.
La méthode de calcul de ces pénalités n’a pas été communiquée en détail, mais elles semblent reposer sur les temps antérieurs des concurrents.
Cette décision limite les bouleversements au général et favorise une certaine stabilité du classement provisoire.
Sur la SR8, la plus longue avec 15,429 km, la neige est restée présente tandis que des chutes fraîches ont persisté pendant la matinée.
Les conditions ont rendu le tracé piégeux et le choix pneumatique déterminant pour éviter des pertes de temps significatives.
La pause de midi s’est déroulée à Vals-les-Bains, lieu choisi pour son accessibilité et son habituel lien avec le Rallye Monte-Carlo.
Cette halte a permis aux équipes d’ajuster les réglages et de vérifier l’état des freins après les premiers secteurs.
Le contrôle de passage à La Remise a repris une dimension festive, mais il était devenu obligatoire cette année et a amplifié la densité de spectateurs.
La seconde boucle a proposé la SR9 sous une pluie intermittente et la SR10 en soirée avec un brouillard plus présent et un vent froid rendant la visibilité aléatoire.
L’ensemble de la journée a donc combiné incidents de course, météo capricieuse et décisions d’arbitrage qui maintiennent le suspense pour la suite de l’épreuve.
Insight clé : la gestion des incidents et des pénalités en course conditionne plus que jamais l’évolution des classements.

Analyse détaillée des spéciales SR7 à SR10 : performances et pièges
La SR7 (Saint-Pierreville – Issamoulenc) n’a pas rendu son verdict complet à cause de l’incendie d’une Peugeot 504.
L’arrêt de la spéciale après 60 passages a poussé l’organisation à appliquer des pénalités forfaitaires, générant questions et critiques mesurées parmi les équipes.
Les pénalités semblent alignées sur les performances antérieures, ce qui a limité les révolutions au classement général.
Sur la SR8, la longueur et la présence de neige ont favorisé des équipages déjà habitués aux surfaces changeantes.
Kashin / Kotyrkov sur VW Scirocco ont signé un temps de tête tandis que Enz / Seeberger sur Lancia Fulvia se sont à nouveau montrés rapides.
Les équipages performants ont su doser agressivité et prudence, notamment dans les portions où la neige masquait des plaques de glace.
La SR9 (Saint-Andéol-de-Vals – Gourdon) a mis en avant des pneus adaptés aux averses et à des portions parfois détrempées.
Climent Asensio / Jimenez Valls ont partagé la meilleure performance de la spéciale avec un autre équipage, confirmant leur montée en puissance.
La SR10, répétition de la SR7 sur 10,78 km, s’est courue au crépuscule dans un brouillard coupant.
Kashin / Kotyrkov ont signé leur deuxième victoire d’étape sur la journée et ont démontré une constance qui fait peser une menace au général.
Decremer / Hugo, double tenant du titre, ont souffert d’un problème de freins dès la SR2, ce qui a compromis leur capacité à figurer dans le Top 5 malgré une voiture compétitive.
La gestion des trajectoires et le choix des gommes ont fait la différence entre des gains modestes et des pertes majeures.
Plusieurs équipages de moyenne haute se sont retrouvés en difficulté, creusant des écarts parfois supérieurs à 80 points avec les leaders de leur catégorie.
Ce phénomène rappelle que, sur une journée, une seule mauvaise décision peut coûter très cher en temps et en classement.
Insight clé : les meilleures stratégies combinent adaptation aux conditions et connaissance précise du terrain, ce qui a été déterminant sur la SR8 et la SR10.
Classements après la deuxième étape : tableaux, leaders et mouvements
Le classement général après la journée indique des écarts limités entre les premiers poursuivants.
Climent Asensio / Jimenez Valls occupent la première place avec 159 points.
Castelein / Deplancke restent proches en 2e position avec 166 points, à seulement 7 unités.
Les autres places du Top 5 sont occupées par Ochagavia Temino / Macho Gomez, Kashin / Kotyrkov et Enz / Seeberger.
Le classement de la moyenne haute met en avant Delfandre / Gengoux, déjà leaders dans leur catégorie.
Le classement de la moyenne modérée ne présente pas de changement significatif et conserve la même hiérarchie que la veille.
Un tableau synthétique permet d’apprécier la hiérarchie et l’écart entre les protagonistes de tête.
| Position | Numéro | Équipage | Voiture | Points | Écart |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 103 | CLIMENT ASENSIO – JIMENEZ VALLS | BMW 323i | 159 | – |
| 2 | 146 | CASTELEIN – DEPLANCKE | Austin Mini Cooper S | 166 | +7 |
| 3 | 105 | OCHAGAVIAS TEMINO – MACHO GOMEZ | Porsche 911 T 2.4 | 174 | +15 |
| 4 | 102 | KASHIN – KOTYRKOV | VW Scirocco | 181 | +22 |
| 5 | 101 | ENZ – SEEBERGER | Lancia Fulvia 1.3S | 191 | +32 |
Les mouvements ont profité aux équipages constants et pénalisé ceux qui ont connu des incidents mécaniques ou de trajectoire.
Campana / Campana pointaient en tête avant la journée mais une 17e place sur la SR8 a fait basculer leur position au général.
Ce basculement montre que la hiérarchie peut évoluer rapidement si une spéciale longue tourne au calvaire.
Liste des principaux enseignements de la journée :
- Neutralisation et pénalités : l’incendie sur SR7 a démontré la nécessité d’un protocole clair.
- Choix pneumatiques : la SR8 a pénalisé ceux qui n’ont pas anticipé la neige fraîche.
- Gestion du freinage : problème pour Decremer / Hugo qui ont perdu du terrain dès la matinée.
- Stabilité des leaders : les leaders actuels affichent une observation constante des temps.
Insight clé : le classement est serré et la moindre erreur peut modifier la hiérarchie avant la troisième étape.
Techniques, véhicules anciens et anecdotes mécaniques observées
Les véhicules anciens demandent une préparation spécifique qui combine fiabilité et adaptabilité aux conditions hivernales.
La diversité mécanique, du VW Scirocco à la Lancia Fulvia en passant par la Porsche 911, impose des choix de réglages différenciés.
Par exemple, la suspension et la répartition des freins sont scrutées après chaque secteur.
Le cas de Decremer / Hugo illustre la fragilité d’un avantage technique quand un composant critique lâche.
Sur d’autres autos, des ajustements de géométrie ont permis de gagner des secondes sur les portions sinueuses.
La grille d’engins historiques inclut des modèles iconiques qui renvoient à l’histoire du rallye.
Pour mieux comprendre certaines modèles historiques et leurs déclinaisons compétition, des ressources détaillées restent utiles.
Consulter un guide technique comme celui consacré à l’Autobianchi A112 aide à saisir l’évolution des citadines motorisées pour la compétition légère.
Une lecture sur une icône rallye, la Lancia Stratos, éclaire sur les solutions adoptées autrefois pour la tenue de route et la puissance.
Voir ces pages enrichit la connaissance des liens entre patrimoine et performance :
Guide sur l’Autobianchi A112 et Présentation de la Lancia Stratos.
Une anecdote de la journée : un mécanicien d’équipe a improvisé la réparation d’un faisceau sous la pluie, permettant au pilote de reprendre la spéciale suivante.
Ce type d’intervention montre la dimension humaine et artisanale des épreuves historiques.
En parallèle, certains équipages ont préféré un pilotage plus doux pour préserver les freins sur descentes longues.
Le fil conducteur du rallye reste ce mélange d’expertise mécanique et de lecture fine du terrain dans des courses où l’histoire est aussi en piste.
Insight clé : la maîtrise technique des voitures anciennes fait la différence entre performance et abandon partiel.
Logistique, public, contrôles et perspectives pour la suite de l’épreuve
La pause de midi à Vals-les-Bains a rassemblé les équipages et le public autour d’un contrôle horaire bien organisé.
La Remise, transformée en contrôle de passage obligatoire, a attiré plus de monde que lors des éditions précédentes.
Les rues étroites ont créé des bouchons contrôlés, offrant au public un spectacle rapproché des véhicules anciens.
Du point de vue logistique, l’organisation a renforcé la sécurité sur les liaisons et les zones spectateurs.
Les équipes de secours ont été mobilisées rapidement lors de l’incendie sur SR7, limitant l’exposition des personnes sur site.
Sur le plan sportif, la journée suivante contournera le Vercors par le sud et proposera trois spéciales à forts antécédents historiques.
Les Baronnies figureront au carnet de route, avec des noms de secteurs qui font vibrer les habitués du Rallye Monte-Carlo Historique.
Pour le public désireux de suivre la course directement, des guides pratiques et des reportages permettent de préparer la venue.
Un nombre limité d’articles et de ressources a été mis en ligne pour aider à planifier les points d’observation.
Une observation sur l’ambiance : la combinaison de spectateurs locaux et d’amateurs internationaux confère une tonalité conviviale à l’épreuve.
La suite de l’épreuve s’annonce serrée et la moindre spéciale pourrait redistribuer les cartes au général.
Il convient de surveiller les équipages proches au classement, comme De Luca / Chol, qui ne sont qu’à une courte distance des leaders.
Insight clé : l’organisation et la ferveur du public façonnent l’atmosphère d’une journée, mais la bataille sportive reste ouverte pour les prochaines spéciales.
Que s’est-il passé lors de la SR7 et quelles ont été les conséquences?
La SR7 a été neutralisée après l’incendie d’une Peugeot 504. Des pénalités forfaitaires ont été appliquées aux concurrents, basées sur des références antérieures, limitant les permutations au classement général.
Quels équipages dominent après la seconde journée?
Climent Asensio et Jimenez Valls occupent la première place du général. Castelein/Deplancke et Ochagavia Temino/Macho Gomez complètent le Top 3, avec des écarts réduits.
Comment les conditions météorologiques ont-elles influencé la course?
La combinaison de neige, pluie et brouillard a renforcé l’importance du choix pneumatique et d’une conduite mesurée sur les longues spéciales, notamment la SR8.
Où retrouver des informations techniques sur certains modèles historiques?
Des guides et présentations historiques détaillent les modèles emblématiques. Voir notamment des ressources consacrées à l’Autobianchi A112 et à la Lancia Stratos pour mieux saisir leur place en compétition.
