Monaco a généré près de 1,4 milliard d’euros de dépenses touristiques en 2025. Le chiffre synthétise une fréquentation élevée et des profils très contrastés, entre excursionnistes majoritaires et visiteurs hébergeant sur place aux consommations nettement plus élevées.
Cette synthèse met en lumière un message clair : la Principauté tire une part significative de son économie du tourisme, mais la répartition des gains reste fragmentée selon le type de visiteur et la période de l’année.
Les chiffres cités proviennent d’une étude menée par l’Imsee et la DTC, fondée sur plus de 17 000 visiteurs interrogés entre janvier 2025 et janvier 2026, et décrivent le cadre d’analyse sans personnalisation.
- 6,7 millions de visiteurs en 2025.
- 1,353 milliard d’euros de dépenses directes estimées.
- 92,5% d’excursionnistes et 7,5% de touristes séjournant sur place.
- Les visiteurs du Proche et Moyen-Orient dépensent le plus par jour.
- Impact fort du Grand Prix sur les revenus touristiques.
Profil global des visiteurs de Monaco et chiffres clés 2025
L’étude 2025 détaille la base chiffrée de la fréquentation touristique de Monaco.
Le total des visites s’élève à 6,7 millions de passages, avec des dépenses directes estimées à 1,353 milliard d’euros.
Les données proviennent d’un recueil mené sur un an, qui a interrogé plus de 17 000 visiteurs pour produire des estimations robustes.
La grande majorité des visiteurs arrive pour une journée et repart le soir même.
Ces excursionnistes forment 92,5% des présences enregistrées par l’enquête.
Ils passent en moyenne 1,2 jour dans la Principauté et dépensent 76 euros par jour.
La moitié de cette dépense journalière est consacrée à la restauration.
Le shopping compte pour une part notable, autour de 21 euros par jour.
Les touristes séjournant sur place sont minoritaires en nombre.
Ils représentent 7,5% des visites mais génèrent plus de 60% des recettes totales.
Leur comportement de dépense diffère fortement de celui des excursionnistes.
En moyenne, un touriste qui dort en Principauté reste 3,8 jours.
La dépense moyenne pour ces visiteurs atteint 348 euros par jour.
Sur une visite type, cela donne un total moyen d’environ 1 670 euros.
Le mois du Grand Prix voit ce total grimper significativement, à près de 2 365 euros par visiteur hébergé.
La concentration des gains sur les séjours nuités explique pourquoi le chiffre global semble élevé pour un petit territoire.
Un insight final : la structure de la fréquentation rend l’économie touristique vulnérable aux variations saisonnières et événementielles.

Origines et profils nationaux des visiteurs : qui vient à Monaco ?
La composition nationale des flux éclaire la dynamique touristique de la Principauté.
Les Français restent la première nationalité parmi les visiteurs de jour.
Ils représentent près de 49,6% des excursionnistes selon l’enquête.
Viennent ensuite les Italiens, avec environ 7,4% des visites de jour.
Les Américains et les Britanniques suivent, à respectivement 5,3% et 5,2%.
Le profil des touristes qui dorment sur place présente des proportions différentes.
La France arrive toujours en tête mais à un niveau plus bas, autour de 26,4%.
L’Italie monte à 14,1% et les États-Unis atteignent 9,9% des nuitées.
Le Royaume-Uni contribue à hauteur de 8,7% des séjours payants.
Une catégorie spécifique mérite l’attention : les visiteurs du Proche et Moyen-Orient.
Ils forment une minorité mais affichent des dépenses journalières très élevées.
Pour certains d’entre eux, la dépense moyenne atteint 1 000 euros par jour.
Ils ne composent que 2% des touristes hébergés, mais leur poids financier est remarquable.
La présence de ce segment influence la perception de Monaco comme destination de luxe.
Un cas concret : un groupe du Golfe réservant suites et services privés pendant une semaine augmente significativement la recette hôtelière locale.
Cette concentration de pouvoir d’achat rend la mono-dépendance à quelques marchés risquée pour la durabilité.
Insight : la diversité nationale cache des écarts de dépense qui façonnent la stratégie touristique.
Comportements de dépense et répartition des revenus touristiques
Analyser où l’argent est dépensé permet de comprendre qui bénéficie des recettes.
Les revenus touristiques se répartissent entre hébergement, restauration, transports et shopping.
Les touristes qui dorment représentent la part la plus durable des dépenses.
Les excursionnistes alimentent surtout la restauration et le commerce de détail.
Les mois événementiels, comme celui du Grand Prix, augmentent fortement la part hébergement.
Le Grand Prix crée un effet de surconsommation dans les services haut de gamme.
Les données de l’enquête montrent une hausse moyenne des dépenses pendant cet événement.
Le total par visiteur hébergé peut dépasser 2 300 euros en période de course.
Le tableau ci-dessous synthétise une estimation de la répartition par poste de dépense.
| Poste de dépense | Part estimée | Montant approximatif (M€) |
|---|---|---|
| Hébergement | ~40% | ≈ 540 |
| Restauration | ~25% | ≈ 338 |
| Shopping | ~15% | ≈ 203 |
| Transports et services | ~10% | ≈ 135 |
| Activités et loisirs | ~10% | ≈ 137 |
La part d’hébergement est la plus sensible aux pics de fréquentation.
Les commerces de luxe captent une part modérée mais visible du shopping touristique.
Les petites entreprises locales profitent surtout des achats et de la restauration de jour.
Les taxes et contributions locales réorientent une fraction des recettes vers les infrastructures.
Insight : la répartition actuelle montre que quelques segments concentrent l’essentiel des milliards d’euros générés.
Modes d’arrivée, mobilité et effets sur la fréquentation touristique
La Principauté est desservie par la route, le rail, le taxi, l’hélicoptère et la mer.
La voiture et les véhicules de location restent les moyens les plus courants pour rejoindre Monaco.
Le train constitue une alternative importante et régulière depuis les côtes voisines.
Sur place, les touristes utilisent fréquemment le taxi pour se déplacer.
Un segment haut de gamme arrive par hélicoptère.
Près de 2% des touristes hébergés utilisent ce moyen d’accès.
En été, la présence de yachts augmente et 6% des visiteurs hébergés séjournent à bord.
La mobilité conditionne la durée et la dépense moyenne des visites.
La société fictive Riviera Transfer Services illustre ce point.
Son activité de navette affiche un pic pendant les mois d’événements et les saisons hautes.
Elle diversifie ses offres en proposant des transferts combinés mer-terre pour capter la clientèle nautique.
Le secteur automobile et la logistique locale s’adaptent à ces flux.
Pour les amateurs d’automobile, l’offre autour des événements est primordiale.
Des références techniques et historiques attirent aussi un public spécialisé.
Un lien utile pour les passionnés de courses et d’événements mécaniques est la présentation des préparatifs des 24 Heures du Mans.
Préparatifs et calendriers des grandes courses éclairent les parallèles entre événements mécaniques et tourisme d’élite.
La mobilité influence le profil des visiteurs et la durée des séjours.
Insight : l’intermodalité reste un levier pour transformer excursionnistes en touristes payants.
Distribution des gains, contrastes et pistes pour une stratégie touristique équilibrée
Le chiffre global masque des écarts profonds entre bénéficiaires.
Les grands établissements hôteliers et le secteur du luxe captent une large part des revenus.
Les commerçants et la restauration quotidienne encaissent la plus grande partie des dépenses d’excursionnistes.
Les événements internationaux accroissent la visibilité et engendrent des recettes concentrées.
Un mécanisme de redistribution plus ciblé pourrait soutenir les acteurs locaux.
La diversification des offres vers un tourisme plus durable aide à lisser les pics saisonniers.
Plusieurs leviers peuvent être actionnés pour équilibrer la manne touristique.
Voici une liste d’actions possibles pour mieux répartir les recettes :
- Favoriser des séjours thématiques hors-saison pour prolonger la durée moyenne.
- Inciter aux réservations combinant hébergement et services locaux pour accroître la part hôtelière.
- Développer des offres de mobilité intégrée pour convertir excursionnistes en visiteurs hébergés.
- Soutenir les commerces de proximité via des accords de visibilité pendant les événements internationaux.
La place des événements automobiles demeure un atout pour la Principauté.
Pour les lecteurs intéressés par l’actualité automobile et les tours d’exception, la préparation des véhicules et parcours constitue un parallèle pertinent.
Dossiers techniques et stratégies autour des grands rendez-vous automobiles offrent une perspective complémentaire.
Un dernier insight : mieux comprendre le profil des visiteurs permet de transformer la fréquentation touristique en gains durables pour l’ensemble du territoire.
Qui sont les excursionnistes et quelle est leur dépense moyenne ?
Les excursionnistes représentent 92,5% des visites. Ils restent en moyenne 1,2 jour et dépensent environ 76 euros par jour, principalement pour la restauration et le shopping.
Quelle part des revenus revient aux touristes qui logent sur place ?
Les touristes hébergés, bien que minoritaires en nombre (7,5%), pèsent pour plus de 60% des recettes directes. Leur dépense moyenne est de 348 euros par jour.
Quel effet a le Grand Prix sur les recettes touristiques ?
Le Grand Prix augmente fortement la dépense moyenne par visiteur hébergé, qui peut atteindre environ 2 365 euros pendant le mois de l’événement. Cela concentre une part importante des revenus sur une période courte.
Quels sont les canaux d’arrivée privilégiés par les visiteurs ?
La voiture et les véhicules de location restent majoritaires pour accéder à Monaco. Le train et le taxi sont aussi largement utilisés, tandis que l’hélicoptère et les yachts représentent des segments plus haut de gamme.
